Le 12 mars 2011, la 2ème Symphonie de Schumann interprétée par la chorégraphie de Uwe Scholz a été pour la première fois présentée à Istanbul.
Hincal Aluc écrit à ce propos dans le journal turc « Sabah » : « Un Ballet pour la 2ème Symphonie de Schumann, mais quel magnifique Ballet ! de plus, si ambitieux à danser. Je suivais la représentation perplexe mais avec une joie incroyable, oui euphorique. J’aurais aimé pouvoir dire aux personnes qui s’interrogent sur le futur de la Turquie : « regardez là, c’est ici que cela se passe ! Cette représentation aurait suffi à effacer les doutes de n’importe quel pessimiste. »
Vom 28.03.2011 | Permalink »
Le 31 december 2010 aurait été le 52e anniversaire du choréographe Uwe Scholz
Le magazine français "DANSE" publie un interview sur son héritage choréographique:
A Berlin, c’est Nadja Kadel, agent artistique, qui a la responsabilité de gérer la commercialisation des ballets d’Uwe Scholz, à travers l’organisation Uwe Scholz Legacy.
Danse: Parlez-nous, s’il vous plaît, de votre travail à Berlin et de la création de l’association Uwe Scholz Legacy.
Nadja Kadel: Mon agence est spécialisée dans la danse, nous représentons des chorégraphes, des danseurs et des compagnies aussi bien que d’autres artistes impliqués dans la danse.
Les partenaires associés sont des compagnies de Ballet, des maisons d’opéra, des festivals, quelquefois aussi les couturiers et les entreprises. En janvier de 2009 j’ai commencé à représenter le « Uwe Scholz Legacy », qui appartient à la mère d’Uwe Scholz et depuis, nous avons présenté la 2ème Symphonie de Robert Schumann au Ballet National d’Estonie à Tallinn, Jeunehomme, avec le Ballet de Karlsruhe, le pas de deux de Jeunehomme avec le Ballet de Berlin, la 7ème Symphonie de Beethoven avec le Ballet du Capitole de Toulouse, la Création de Haydn avec le Ballet de Posnan en Pologne et actuellement la 7ème Symphonie avec le Ballet d’Ankara en Turquie.
Danse: Qu’estce que vous aimez surtout dans les chorographies d’Uwe Scholz ?
Nadja Kadel: J ’ a i d’abord vu ses ballets dans les années quatre-vingt avec le Ballet de Stuttgart, quand ma mère m’avait amenée pour voir ses spectacles et je les ai beaucoup aimés. Il a créé des pas de deux très compliqués et des formations splendides pour les groupes. Mais ses chorégraphies ne sont pas seulement belles à regarder, elles m’ont aussi aidé à recevoir une compréhension plus profonde de la musique. Je tiens à ajouter que certaines de ses chorégraphies ont un grand sens de l’humour !
Danse: Selon votre expérience, comment devrait être la meilleure manière de faire connaître et enseigner les intentions d’Uwe Scholz afin que les danseurs soient en mesure de sentir et comprendre l’essence de sa danse, et de laisser passer ses intentions ?
Nadja Kadel: Je travaille avec une équipe d’anciens danseurs et de maîtres de ballet et quelquefois aussi avec un choréologue pour remonter ses ballets. Les artistes qui ont
travaillé avec Uwe Scholz au cours de tant d’années et les danseurs pour qui il a créé des rôles importants savent exactement quelles sont ses idées. Ils sont témoins et comprennent l’essence en pouvant passer ainsi leurs incroyables connaissances aux générations futures. Actuellement je travaille aussi sur la publication d’un livre qui concernera 18 de ses meilleures
créations. Ainsi, j’ai interviewé 18 artistes qui ont travaillé de près avec lui pendant le processus de la création. La chose intéressante, que tous certifient, est que très souvent Uwe a vraiment changé les chorégraphies lorsqu’il les remontait, en les adoptant aux qualités des danseurs ; il a même recréé quelquefois les décors et les costumes. Cela signifie qu’il n’a pas pensé à ses chorégraphies comme à quelque chose de statique. L’année dernière, par exemple, quand nous avons remonté la Création, nous ne pouvions pas utiliser la scénographie originale en raison des droits d’auteur, le maître de ballet a collaboré avec un artiste visuel et un photographe, pour créer une nouvelle scénographie, qui restait fidèle à l’esthétique d’Uwe Scholz. Évidemment quelque chose comme cela est toujours difficile si on ne peut plus demander au chorégraphe, mais le résultat est finalement devenu plus actuel, plus près de notre présent, que l’original et j’espère qu’Uwe Scholz l’aurait aimé aussi.
Danse: Quelle est la motivation la plus importante pour une Compagnie, une École, ou un Artiste de danser et montrer une chorégraphie d’Uwe Scholz ? Comment devraient-ils procéder,
s’ils veulent apprendre un de ses ballets ?
Nadja Kadel: Quand je parle aux danseurs ils sont d’habitude une grande admiration pour les chorégraphies d’Uwe Scholz. Il a créé des chefs-d’oeuvre qui ne sont pas seulement extrêmement beaux à regarder, mais sont une sorte de challenge pour la technique des danseurs. C’est aussi quelque chose comme une carte de visite pour une compagnie. Une
compagnie intéressée peut soit me contacter à travers mon site Internet, soit plus simplement me téléphoner.
Danse: Pouvez-vous évoquer, s’il vous plaît, vos projets futurs. Comment pensez-vous à développer le concept « Uwe Scholz Legacy » ?
Nadja Kadel: Les projets futurs pour 2011 sont la Création à Brno, en Tchéquie, le pas de deux de Jeunehomme avec le Ballet de Vienne, la 2ème Symphonie à Istanbul et le 3° Concerto de Rachmaninov à Tokyo. En général j’essaie d’apporter ses chorégraphies aux endroits, qui n’ont jamais dansé Uwe Scholz auparavant, aux compagnies qui sont assez grandes et ont une bonne base classique, comme certaines des compagnies de L’Europe de l’Est ou du Japon. Je soutiens aussi des ateliers basés sur son langage du mouvement, comme à Leipzig, à l’Académie de Danse Princesse Grace, à Monaco et à Tokyo afin de faire connaître aux
danseurs son oeuvre.
Je coopère avec les Archives de Danse allemandes à Leipzig, qui possèdent la plupart de ses archives. De plus, je suis en contact avec les Universités allemandes qui ont un cursus sur
la danse et la science de théâtre pour encourager une approche
plus analytique de son travail.
Vom 01.01.2011 | Permalink »
"For Sasha"
C'est ainsi que se nomme la nouvelle création de Marco Goecke pour quatre danseurs du New York City Ballet et cela en l'honneur des festivités pour le 10ème Jubilée de l'Institut Chorégraphique de New York dans le Miller Theater de New York. La musique est de Matthew Fuerst et a été composée spécialement pour ce spectacle.
Vom 05.11.2010 | Permalink »